Lance Armstrong a pensé mettre définitivement un terme à sa carrière cycliste après avoir subi une fracture de la clavicule sur les routes du Tour de Castille-et-Leon, en début de saison.
"Son retour a failli être sérieusement compromis. Personne n'est au courant, mis à part quelques proches", a déclaré Johan Bruyneel, son directeur sportif et hommes de confiance, mardi au magazine flamand Humo.
"Après son opération, il n'avait plus la même motivation. Personne aux Etats-Unis n'était en mesure de le convaincre à poursuivre son come-back. Il ne voulait plus courir. J'ai dû lui lancé: "Lance, tu dois le faire! Tu ne peux plus faire marche arrière". Je lui ai envoyé une de ses expressions préférées: "Pain is temporary, quitting lasts forever" (la douleur est passagère, l'abandon est irrémédiable). Je n'ai pas reçu de réponse, mais il a bien réfléchi et a décidé de poursuivre. Finalement tout s'est bien passé au Giro", a expliqué Bruyneel.
Lance Armstrong a terminé le Tour d'Italie à la 12e place, à 15:59 du vainqueur russe Denis Menchov. Quelques semaines plus tard, "The Boss" se classait 3e de la Grande Boucle, derrière l'Espagnol Alberto Contador et le Luxembourgeois Andy Schleck.
Johan Bruyneel parle de Contador :
«Notre relation a toujours été strictement professionnelle, et je dois reconnaître qu'il y a eu des tensions durant le dernier Tour de France. Peut-être qu'un jour nous travaillerons de nouveau ensemble, quand il sera plus grand et plus sage. Il exprimait toujours des doutes sur mes décisions. Lance et moi sommes l'expérience tandis qu'Alberto a beaucoup à apprendre. Peut-être qu'il aurait pu gagner le Tour seul, mais pas aussi confortablement. En un an, il est devenu le coureur le mieux payé du monde. C'est difficile de garder ainsi les pieds sur terre», a notamment confié le Belge dans les colonnes de l'hebdomadaire belge Humo.
Lance au Tour de Californie :
Lance Armstrong a choisi de s'aligner au Tour de Californie plutôt qu'au Giro au mois de mai prochain. Le septuple vainqueur y fera sa préparation pour le Tour de France. Cette saison, le Texan a participé aux 2 épreuves. En 2010, les 2 compétitions ayant lieu à la même période, l'Américain de la nouvelle formation RadioShack a choisi de rester au pays. Ce sera l'occasion pour cette équipe de se montrer sur son continent et pour Levi Leipheimer, qu'Armstrong a recruté dans son team, de tenter la passe de 4 succès consécutifs à Los Angeles. Le Tour de Californie s'élancera le 16 mai de Nevada City pour se clôturer le 23 mai et proposera 8 étapes. Les coureurs emprunteront pour la première fois les Sierras de Californie. Auparavant elles ne pouvaient être au menu car elles étaient enneigées en février quand l'épreuve avait lieu.
L'UCI répond à l'AFLD :
L'Union cycliste internationale (UCI) a établi un rapport ripostant à l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) qui a mis en cause sa gestion des contrôles durant le dernier Tour de France. L'UCI s'en prend vivement au président de l'AFLD Pierre Bordry, le qualifiant de "mal renseigné" et l'accusant d'avoir "abusé de sa position" pour saper le cyclisme. Elle affirme également que l'équipe de Lance Armstrong, septuple vainqueur du Tour de France, a été contrôlée plus que les autres, contrant les allégations de l'AFLD selon lesquelles le Texan aurait bénéficié d'un traitement de faveur. Défendant sa gestion des tests durant la Grande Boucle, l'UCI souligne que les coureurs d'Astana ont été soumis à 81 contrôles antidopage, soit plus de 10 pour cent du total des tests réalisés à l'occasion des trois semaines de compétition. L'ensemble des échantillons prélevés pendant les preuves se sont révélés négatifs.
Voici un résumé de ce qui a été dit dans le rapport de l'UCI :
L'Union cycliste internationale (UCI) a répondu de manière virulente à l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), jeudi 29 octobre, après le rapport de l'AFLD qui l'accusait notamment d'avoir privilégié l'équipe d'Armstrong et Contador lors du Tour de France 2009. Au moment de la sortie de ce rapport le 5 octobre, l'UCI avait déjà jugé "infondées" les accusations de l'AFLD qui dénonçait, outre un traitement de faveur envers l'équipe Astana, plusieurs dysfonctionnements présumés lors de la Grande Boucle, y voyant "un manque de professionnalisme" des inspecteurs de la fédération cycliste.
Dans cette réponse de douze pages dont l'AFP a obtenu copie, non seulement l'UCI dément point par point les faits incriminés en donnant sa propre version, mais elle accuse à son tour l'AFLD d'incompétence. "Maintenant que le Tour est terminé, il est encore plus évident qu'Astana n'a absolument pas bénéficié d'un traitement privilégié, sauf par le fait que ses coureurs ont été soumis à un plus grand nombre de contrôles que les autres", affirme l'UCI. Selon elle, "les meilleurs coureurs d'Astana ont subi trois fois plus de contrôles que la plupart des autres coureurs de la compétition".
La fédération rappelle que "le rôle de l'AFLD était modeste, selon l'accord" de partenariat qu'elles avaient conclu pour cette Grande Boucle, se bornant à la mise à disposition de médecins pour les prélèvements et à quelques contrôles ciblés. "La décision unilatérale de l'AFLD de mener un programme informel d'observation, avec pour résultat malheureux un rapport imprécis, incomplet, mal informé et inapproprié, est déconcertante et décevante", souligne l'UCI. "Cela interpelle sur les motifs de l'AFLD". De plus, "il est important que chacun comprenne que l'AFLD est loin d'être parfaite dans la mise en œuvre de ses propres activités antidopage", avance l'UCI.
La fédération reproche ainsi à l'agence française d'avoir rendu caduques les contrôles antidopage inopinés de cinq coureurs français menés avant le Tour en envoyant au laboratoire d'analyse leurs échantillons avec leurs noms. Elle dit également avoir déjà exprimé sa préoccupation par écrit au président de l'AFLD, Pierre Bordry, en juin "concernant la manière peu fiable dont les médecins de l'AFLD remplissaient leur rôle".
"Plusieurs courses internationales de l'UCI ont été faites sans des contrôles antidopage adéquats, à cause de l'incapacité de l'AFLD à remplir ses engagements en termes d'envoi de médecins pour mener les tests", souligne la fédération, qui ajoute que trois autres fédérations internationales – sans les nommer – ont eu aussi de mauvaises expériences avec l'agence française
Pauvre Bruyneel :
Johan Bruyneel n'a pas pu se rendre en Zambie pour une oeuvre caritative car il a contracté la grippe A. Il n'y a pas que les joueurs du PSG qui contractent la grippe A. Johan Bruyneel aussi. Prêt à se rendre en Zambie pour une oeuvre caritative, le directeur sportif belge de Lance Armstrong a attrapé la grippe et l'annonce sur son compte Twitter : "Je suis allé chez le docteur, commence-t-il par écrire. Le verdict est sans appel : la grippe. Probablement H1N1. Une semaine d'arrêt à la maison et une ensuite sans voyager. Les enfants ont aussi de la fièvre. Pas bon."